Historique

1854

Le Baron Vanderstraten effectue une donation à la commune d'Etalle. Il s'agit d'un bâtiment situé au 103, rue des Ecoles. Il est cédé en héritage à la seule condition qu'il soit occupé par la congrégation des Soeurs de la Providence (Champion) et serve à des fins sociales. C'est ainsi qu'une école de petites filles est implantée au centre du village. Ces enfants fréquentaient l'école de façon irrégulière selon les contraintes familiales (enfants au travail...) et le bon vouloir des parents.
http://localhost/joomla_imp_prod/index.php/nos-services

1904

Une école ménagère est créée. Elle répond aux besoins des jeunes filles venant d'un milieu rural. Les adolescentes apprenaient à faire le ménage, la cuisine, la couture...etc... L'école était ouverte du 1er novembre au 10 mai. Les pensions étaient payées en matières premières agricoles.

1948

L'école est agréée par le Ministère de l'Education Nationale.

1949

Soeur Andréa Servais, la "fondatrice" de l'IMP est envoyée à Etalle par les Soeurs de la Providence de Champion, afin d'y enseigner les cours généraux.

Début des années 1960

Le système scolaire se démocratise davantage. L'école professionnelle accueille des jeunes filles et a pour mission d'en faire de bonnes ménagères et de bonnes épouses.

1975-1976

L'enseignement est rationalisé. On parle de fusion entre les écoles de villages, l'école professionnelle d'Etalle doit disparaître! De gros problèmes d'assimilation de population se posent, car l'école professionnelle d'Etalle se démarque déjà des autres : elle accueille entre autres, depuis quelques années, des jeunes filles ayant des problèmes psychologiques graves nécessitant diverses thérapies régulières, ainsi que des jeunes de milieux défavorisés dépendant de l'O.N.E. (Docteur Neven). C'est ainsi que l'idée de la création d'un enseignement secondaire professionnel spécialisé prend jour. C'est ainsi qu’est pensé l'hébergement de ces jeunes, souffrant de troubles psychiques, en termes de prise en charge « Fonds 81 » (éducative, logopédique, psychologique, sociale et psychiatrique).

1977 Création de l'IMP "La Providence"

La 2ème professionnelle spéciale remplace la 2ème professionnelle traditionnelle et cohabite avec la 3ème et la 4ème professionnelles normales, ces deux dernières sont destinées à disparaître progressivement. L'IMP "la Providence" se constitue en ASBL le 8 septembre 1977 - Moniteur belge 7917-7935 page 3689 - annexe 2.1. Les jeunes nécessitant une prise en charge IMP y étaient inscrits soit comme internes, soit comme semi-internes. Les jeunes accueillis étaient âgés de 10 à 21 ans ce qui créait, dès le départ, une certaine originalité par rapport à l'école ( inscription à partir de 13 ans) et permettait d'emblée une ouverture sur l'extérieur. L'IMP se veut pluraliste. On y pratique la mixité. Références théoriques : Freud et ses successeurs, Piaget et ses successeurs.

1980

L'école ménagère professionnelle a complètement cédé la place à l'enseignement spécialisé et à la section "adaptation sociale et professionnelle". L'IMP se structure et fonctionne de plus en plus comme entité indépendante de l'école, avec ses réseaux relationnels et fonctionnels propres. Dans l'ensemble, on remarque qu'il y a une différence sensible dans le genre de clientèle en ce qui concerne les demandes d'entrée en internat et les demandes d'entrée en semi-internat. En semi-internat, la plupart des demandes viennent directement des familles, celles-ci n'étant ni sous tutelle du Tribunal de la Jeunesse ni sous conseil du CPJ. Ces familles sont très attentives et très protectrices, elles s'investissent beaucoup dans la prise en charge de leurs enfants et ont à coeur de les accueillir tous les soirs à domicile. La plupart des jeunes du semi-internat souffrent de déficience intellectuelle modérée et/ou de troubles psychiques graves. Fragiles et vulnérables, il faut les protéger. En internat, les jeunes présentent surtout des troubles psychiques durables entraînant des perturbations graves du comportement. La plupart des familles ou des jeunes sont assistés (TJ, CPJ, Mutuelle, CPAS,...). Inadaptés sociaux ou scolaires, ces jeunes sont exclus du milieu social ambiant, ce qui aggrave encore leur symptomathologie Cette même année 1980, la première adolescente, inscrite en IMP en septembre 1977 (inhibition caractérielle pathologique, passivité massive), après des études primaires spécialisées et deux années dans le secondaire spécialisé peut réintégrer l'enseignement professionnel traditionnel section couture à l'école de la Sainte-Famille à Virton. Prise en charge par l'IMP jusqu'en 1984, elle évolue de façon telle qu'elle réussira ses études de couture, mais échouera aux examens de gestion/patronat. Peu de temps après son départ de l'IMP, elle trouvera un appartement et du travail à mi-temps dans un magasin de confection ardennais. L'IMP entame ainsi sa collaboration avec toutes les écoles du voisinage, tous réseaux confondus.

1980-1981

Achat d'un bâtiment (ancienne quincaillerie + dépendances dépôt, garage) rue du Moulin, transformé d'une part en "atelier" (côté garçons) et en magasin de vêtements de seconde main + petite mercerie (côté filles) et d'autre part, aux étages : unité de vie pour jeunes de plus de 18 ans. But du projet : mise en contact et essai d'adaptation à la réalité sociale. (contacts humains, gestion, réalisations concrètes, autonomie de base...) Ce projet sera abandonné dans le cadre du Fonds 81 après plusieurs années de fonctionnement car il ne pourra bientôt plus répondre aux contraintes de plus en plus lourdes, niveau sécurité (normes incendie).

1984

La Directrice de l'IMP souffre de problèmes de santé de plus en plus conséquents, qui l'obligent à prendre des congés fréquents. Michel KRIER, éducateur spécialisé (Abbaye d'Aulne), chef de groupe depuis novembre 1981 fait alors fonction de Directeur par intérim.

1986

Michel Krier, Directeur faisant fonction - plein temps, remplace soeur Andréa Servais qui prend sa retraite. Ayant trouvé une place de sous-directeur dans un institut au Grand-Duché du Luxembourg, il quitte l'IMP début 88.

1991 L'année des grands changements

En janvier, l'agréation est étendue pour une tranche d'âge de 6 à 18 ans. (l'âge de la majorité étant ramenée de 21 à 18 ans) Création de l'unité de vie des Galopins qui accueille des enfants de 6 à 12 ans. But de la prise en charge : traitement individuel des pathologies psychiques chez des enfants en âge de latence, afin d'obtenir des résultats probants avant l'adolescence, période de crise qui ne fait que renforcer les problèmes existants. En septembre 1991, cohabitant jusqu'ici dans les mêmes bâtiments, mais fonctionnant de façon autonome parce qu'ayant des projets tout à fait différents, l'école et l'IMP se séparent. L'école, qui a rénové des bâtiments se situant à quelques centaines de mètres, va déménager. Le transfert prendra 2 ans et sera terminé dès septembre 1993. En octobre, Marc Ancion, sous-directeur du centre d'accueil de Bouge, assure la fonction de Directeur. Il entame une ère de restructuration des équipes, de rénovation des bâtiments, de changement des mentalités, par l'application progressive d'un système de fonctionnement démocratique, s'adressant à des enfants citoyens à part entière et par la reconnaissance de l'IMP en tant que partenaire vis-à-vis des intervenants extérieurs. Références théoriques: Freud-Piaget-Winnicott-Duyckaerts.

1993

Achat des bâtiments de l'IMP (ensemble du site) à la Commune et vente des bâtiments sis rue du Moulin.

1994

L'agréation est étendue pour une tranche d'âge de 3 à 18 ans. Le but est l'intervention précoce des spécialistes dès la petite enfance, afin d'accompagner les enfants dans leurs différentes phases de développement de personnalité et d'intelligence.

1995

Départ des soeurs de la Providence qui réintègrent la Maison Mère de Champion

Au 1er juillet 1996

Suppression du semi-internat au profit de l'internat. Nouvel agrément de 28 lits.

A partir de 1996-1997

On observe une aggravation notoire des pathologies, des plus jeunes aux plus âgés des résidents et les conditions familiales sont telles que, plus de la moitié de la population restent en IMP durant les vacances, les congés et les week-ends... .

2002 L'IMP a 25 ans

Festivités du 25ième anniversaire de l'IMP. Le jeudi 17 octobre 2002: Forum débat: « L'éducateur spécialisé, Acteur de résilience » Le vendredi 18 octobre 2002: séance académique. Le dimanche 20 octobre 2002: journée festive.